NOS DEMANDES

FACE à ce projet, voici nos revendications
PROTECTION DES RESSOURCES EN EAU
Le code de l’environnement impose le principe de précaution. La présence de 2, voire 3 nappes phréatiques n’est pas raisonnablement compatible avec l’utilisation de déchets contenants des polluants en concentration dérogatoires, supérieures à plus de 3 fois la norme pour les déchets K3+
Nous demandons en l’état l’interdiction de remblaiement avec des déchets K3+ et de déchets contenant de la pyrite et/ou des silices limoneux pour protéger la ressource en eau et la santé publique des habitants des communes concernées par le projet .
Nous demandons également que la répartition et la provenance des déchets soit rendue publique de façon détaillée.
RENFORCEMENT DES CONTRÔLES
Face à la sensibilité du site par ses nappes phréatiques superposées, le nombre de contrôles est notoirement insuffisant.
Le dossier prévoit ( TOME 3 – Etude d’impact pp 281 -322 ):
– Au maximum 3 camions contrôlés par trimestre ( 12 par an ) pour 350 000 t par an
Un calcul simple : 350 000 / 20 t ( un camion ) = 17 500 camions / an.
12 camions / 17 500 camions = 0.00068 soit 0.068% de contrôles de déchets.
99.93% des camions ne seront pas contrôlés.
Nous demandons que le pourcentage de camions contrôlés soit très significativement augmenté.
– 2 analyses d’eau annuelles sur 3 piézomètres.
Or, les guides BRGM/INERIS en cas de nappes superposées exigent un réseau imbriqué (au moins 1 piézomètre par couche aquifère, fond carrière, périphérie amont/aval) pour caractériser les échanges inter-nappes et les impacts de remblaiement .
Le Ministère de l’Ecologie préconise au minimum douze piézomètres dans son rapport de prévention des risques de mai 2016.
Nous demandons que le nombre de piézomètres soit significativement augmenté, et leurs emplacements mieux répartis sur l’ensemble du site.
UNE EXPERTISE TIERCE INDEPENDANTE
Face aux enjeux majeurs de ce projet, nous demandons qu’une expertise environnementale tierce soit réalisée par un organisme indépendant, ainsi que la création d’un comité de suivi citoyen associant riverains, associations et élus, à qui seront donnés tous les moyens pour assurer sa mission.
PLUS DE GARANTIES FACE AU TRAFFIC ROUTIER
Dans son dossier, (Tome 3, Etude d’impact ), la SAMIN évoque une phase de croisière à 350 000t par an.
Avec des horaires d’ouverture de 7h à 19h ( Tome 2 , p25 ), si l’on compte 250 jours par an, cela fait une moyenne de 70 camions par jour. Ceci est une moyenne, en période de pics on peut raisonnablement estimer doubler facilement ce chiffre.
L’ argument développé par la SAMIN est que cela est équivalent à la fréquence actuelle pour l’excavation.
La différence notable est que les trajets de ces camions seront différents, car au lieu de se diriger vers le nord vers le site de traitement de la SAMIN, ils proviendront de chantiers épars. « La majorité des remblais proviendront de chantiers d’Île de France et/ou de chantiers de proximité. » ( Tome 2 p 30 ).
Cette configuration différente fait légitimement craindre une réelle modification des flux et donc une augmentation du trafic localement. Nous demandons plus de garanties sur ce point
UNE JUSTICE FINANCIERE
7 Millions de tonnes, des déchets valorisés de 30 à 60€ la tonne.
Les campagnes font aujourd’hui face à un véritable phénomène de désertification, un abandon par l’état.
Les écoles ferment, les services publics disparaissent, les déserts médicaux s’installent.
Ces villages ne disposent d’aucune ressource, aucune aide extérieure.
Comment justifier qu’à quelques centaines de mètres d’écart, des enfants apprennent à lire dans un local préfabriqué, que des classes ferment, car on explique aux municipalités que l’on peut faire l’économie d’un enseignant, et qu’une entreprise fasse plus de 200 Millions de bénéfices sur ce seul remblaiement, alors que pas un centime ne reviendra aux territoires concernés ?
